Normes Aménagement Bureau 2026 : Tout Ce Que Vous Devez Savoir

Aménagement & Matériaux

Normes Aménagement Bureau 2026 : Tout Ce Que Vous Devez Savoir

2026 ne sera pas une simple mise à jour réglementaire. C’est un basculement dans la façon de penser les bureaux : moins de mètres carrés par personne, plus de responsabilités pour les dirigeants, une exigence accrue sur la santé, l’accessibilité et la performance environnementale.

Derrière les textes, une question centrale : comment concevoir des espaces de travail conformes, désirables et réellement adaptés aux usages ?

Ce guide décrypte les normes d’aménagement des bureaux à l’horizon 2026, avec une lecture croisée : obligations légales, recommandations de référence, mais aussi enjeux de qualité de vie au travail (QVT) et de culture d’entreprise. Pour aller plus loin sur la traduction concrète de ces enjeux dans vos projets, vous pouvez aussi explorer notre guide complet 2026 dédié à l’aménagement de bureaux professionnels.

1. Comprendre le cadre légal des aménagements de bureaux en 2026

1.1. Les textes qui s’imposent réellement (Code du travail, CCH, décrets, ERP/IGH)

Un bureau n’est jamais “juste” un plateau à meubler. C’est un espace soumis à un faisceau de textes qui engagent la responsabilité de l’employeur, du propriétaire et des concepteurs.

En 2026, la colonne vertébrale réglementaire reste la même :

• Code du travail : il définit les obligations de l’employeur en matière de santé, sécurité et conditions de travail (articles R.4211 et suivants, R.4221 à R.4225, R.4228…).

• Code de la construction et de l’habitation (CCH) : il encadre la sécurité incendie, la solidité, la performance énergétique, la ventilation, l’accessibilité.

• Réglementations ERP / IGH : issues de secours, compartimentage, désenfumage, signalétique… selon que vos bureaux accueillent ou non du public, qu’ils se situent en immeuble de grande hauteur ou non.

• Décrets et arrêtés : température minimale, aération, entretien des installations, accessibilité, performance énergétique des bâtiments tertiaires, etc.

Ces textes ne sont pas une toile de fond abstraite. Ils structurent concrètement la façon dont on pense les circulations, la densité des postes, les hauteurs libres, les issues de secours, la ventilation.

1.2. Le rôle des normes (AFNOR, ISO) : obligatoires ou simples références ?

Les normes ne sont pas juridiquement obligatoires… mais elles le deviennent souvent dans les faits.

Les normes AFNOR et ISO (sur l’éclairage, l’acoustique, l’ergonomie, les ambiances thermiques, la qualité de l’air) servent de référentiel de “bon professionnel”. Ne pas les suivre, c’est devoir prouver que l’on a fait aussi bien ou mieux.

En cas d’accident, de plainte pour troubles musculo‑squelettiques (TMS) ou de risques psychosocciaux (RPS), ces normes deviennent des repères pour les inspections, les juges, les assurances. Elles structurent donc, très concrètement, la conception des bureaux de 2026.

1.3. INRS, Anact, Assurance Maladie : recommandations qui font jurisprudence

Au‑delà des lois, un autre niveau influence fortement les aménagements : les organismes de prévention.

INRS, Anact, Assurance Maladie – Risques Professionnels publient des guides sur :

• la répartition des surfaces selon les usages,

• l’ergonomie des postes informatiques,

• l’acoustique des open spaces,

• la prévention des RPS par l’organisation de l’espace,

• les ambiances lumineuses et thermiques.

Ces recommandations deviennent, dans les faits, une sorte de jurisprudence technique. Elles sont mobilisées par les médecins du travail, les CSE, les inspecteurs, les experts mandatés lors de contentieux.

1.4. Ce qui change à l’horizon 2026 : QVT, RPS, sobriété énergétique, télétravail

La nouveauté n’est pas tant l’apparition de nouveaux textes que la manière dont les obligations se croisent :

• QVT et RPS : les conditions de travail ne se résument plus à “un bureau et une chaise”. L’employeur doit anticiper la charge mentale, le besoin de concentration, l’isolement, les tensions liées au flex office. L’espace devient un levier de prévention des RPS.

• Sobriété énergétique : réduction des consommations, gestion des températures, éclairage performant, monitoring. Les bureaux doivent concilier confort et frugalité.

• Télétravail et hybride : on ne dimensionne plus un plateau pour 100 % des effectifs présents. La question devient : pour quels usages réels vos équipes se déplacent‑elles au bureau ? Collaboration, concentration, lien social ? L’espace doit le rendre visible.

Les normes d’aménagement de bureaux se lisent désormais à travers cette grille : prévention, sobriété, hybridation des usages.

1.5. Comment vérifier la conformité de vos bureaux (DUERP, contrôles, responsabilités)

En 2026, la conformité ne peut plus être une case cochée à la fin du projet. Elle se construit dès la programmation.

Quelques axes de vigilance :

DUERP (Document unique d’évaluation des risques professionnels) : il doit intégrer les risques liés aux nouveaux aménagements, aux nouveaux modes de travail (flex, hybride), aux circulations, à l’acoustique, aux ambiances.

Visites et contrôles : bureaux de contrôle, coordinateurs sécurité, médecine du travail, CSE, CSSCT. Plus ils sont impliqués en amont, moins il y a de mauvaises surprises en fin de chantier.

Responsabilités : l’employeur reste responsable de la santé et de la sécurité. Les concepteurs engagent leur responsabilité professionnelle sur la conformité des projets qu’ils dessinent.

La clé, en 2026 : éviter les arbitrages “au rabais” sous prétexte de contraintes de surface ou de budget. Le coût réel, lorsqu’il s’agit de santé ou de mise en conformité tardive, est toujours plus élevé.

2. Surfaces, agencement et densité : les nouvelles exigences d’occupation

2.1. Surfaces minimales en 2026 : ce que disent réellement les textes

On cite souvent un chiffre unique de surface par salarié. La réalité est plus subtile.

Le Code du travail impose avant tout des volumes et des conditions d’aération : un certain nombre de mètres cubes d’air par personne, une hauteur sous plafond minimale, des conditions de renouvellement de l’air.

En complément, les recommandations de l’INRS et des organismes de prévention convergent sur des ordres de grandeur :

• surface minimale par poste fixe,

• surfaces de circulation,

• espaces de réunion,

• zones de stockage et techniques.

En 2026, la question pertinente n’est plus : “combien de m² par personne ?” mais : “combien de m² par usage, et avec quel niveau de qualité pour cet usage ?”

2.2. Normes de surface par type de bureau : individuel, collectif, open space

Les scénarios de surfaces se dessinent autour de trois grandes typologies :

Bureau individuel : un volume plus généreux, mais de moins en moins présent dans les organisations. Il reste pertinent pour certaines fonctions (confidentialité forte, direction, RH, postes très sensibles).

Bureau collectif fermé : 2 à 6 personnes, avec une attention particulière à la profondeur de la pièce, aux ouvertures, à la possibilité d’installer des rangements sans bloquer la lumière ni les flux.

Open space : la surface par poste ne dit rien si l’on ne considère pas :

• la respiration entre les îlots,

• les espaces de repli à proximité,

• la distance jusqu’aux fenêtres,

• les transitions vers des zones plus calmes.

En 2026, un open space conforme mais surdense, sans possibilité de concentration ou d’appel confidentiel, sera de plus en plus difficilement défendable au regard de la prévention des RPS. Pour clarifier ces enjeux avant de lancer un projet, un détour par la démarche de space planning permet de mieux articuler surfaces, flux et usages.

2.3. Distances, circulation, volumes d’air : seuils légaux et bonnes pratiques

Derrière les chiffres, une logique : permettre à chacun de se déplacer, respirer, évacuer en sécurité.

Côté textes :

• largeur minimale des circulations et dégagements,

• dégagements menant aux issues de secours,

• hauteur libre sous plafond,

• volumes d’air par personne,

• renouvellement d’air obligatoire.

Côté bonnes pratiques :

• éviter les couloirs étranglés qui deviennent des points de friction,

• libérer les abords des sorties de secours de tout mobilier,

• prévoir des circulations intuitives, lisibles sans signalétique lourde,

• travailler les dégagements comme de véritables lieux (espaces informels, points de pause) et pas seulement comme des couloirs techniques.

Un bureau fluide se lit immédiatement : on sait où aller, on ne se bouscule pas, on ne ressent pas la densité comme une contrainte.

2.4. Flex office et postes partagés : comment dimensionner le nombre de postes

Le flex office n’est pas une équation “moins de bureaux, plus d’économies”. Il pose une question plus profonde : pourquoi venir au bureau, et à quel rythme ?

Pour dimensionner des postes partagés :

• analyser les rythmes de présence réels (et pas seulement théoriques),

• distinguer les typologies d’usages (concentration, collaboration, créativité, accueil client),

• prévoir des marges pour les pics de fréquentation,

• articuler les postes partagés avec des espaces “non assignés” mais identifiés (zones silencieuses, bulles, petites salles de visio).

En 2026, un flex office réussi n’est pas celui où l’on “tient” le plus de personnes sur un plateau, mais celui où chaque personne trouve facilement l’espace adapté à ce qu’elle a réellement à faire. Les organisations qui envisagent ce modèle peuvent approfondir le sujet avec notre article dédié au flex office et à ses bénéfices concrets dans les bureaux.

2.5. Erreurs de conception à éviter (sur‑densité, couloirs sous‑dimensionnés, zones mortes)

Les organisations qui réinventent leurs bureaux se heurtent souvent aux mêmes pièges :

Sur‑densité chronique : plan parfait sur le papier, invivable à l’usage. Trop de bruit, pas assez d’espaces de repli, conflits d’usage permanents.

Couloirs techniques sous‑dimensionnés : générateurs de tensions, de bousculades, d’embouteillages aux heures de pointe.

Zones mortes : angles oubliés, espaces résiduels, recoins sombres. Ils deviennent des dépôts de cartons, des “non‑lieux” qui dégradent l’expérience globale.

Les normes d’aménagement de bureaux ne se limitent pas au respect de seuils. Elles supposent une lecture fine du plateau, de sa lumière, de ses contraintes structurelles, pour faire naître un lieu de travail cohérent.

3. Confort sanitaire et environnemental : air, lumière, température, acoustique

3.1. Qualité de l’air intérieur : ventilation, CO₂, renouvellement d’air, capteurs

La qualité de l’air intérieur est passée au premier plan. Fatigue, maux de tête, baisse de concentration : les symptômes d’un air vicié sont désormais identifiés, mesurables.

En 2026, un bureau exige :

• un système de ventilation adapté à la densité réelle,

• un renouvellement d’air conforme et suivi,

• des capteurs de CO₂ pour piloter et objectiver le confort,

• une réflexion sur les matériaux (émissions de COV, choix des peintures, revêtements, mobiliers).

L’espace de travail devient un environnement piloté, et non un simple volume d’air que l’on espère suffisamment renouvelé.

3.2. Confort thermique et sobriété énergétique : les nouvelles consignes de température

Les consignes de température évoluent vers plus de frugalité. On chauffe moins, on refroidit moins, mais on conçoit mieux.

Cela implique :

• une analyse fine des apports solaires (orientations, façades vitrées, protections solaires),

• une gestion des zones surchauffées ou sous‑chauffées,

• une réflexion sur les vêtements de travail possibles selon les cultures d’entreprise,

• la possibilité pour les utilisateurs d’agir, au moins partiellement, sur leur environnement (stores, ouvrants, réglages locaux).

Le bureau de 2026 n’est plus climatisé de manière uniforme. Il est pensé par ambiances thermiques, en lien avec les usages des espaces.

3.3. Éclairage naturel et artificiel : niveaux de lux, gestion de l’éblouissement, LED

Un poste de travail mal éclairé est un poste de travail qui fatigue. L’éclairage est à la fois un sujet de santé, de performance et d’ambiance.

Les normes et recommandations fixent des niveaux de lux selon l’usage (circulations, postes informatiques, salles de réunion, zones de détente).

En 2026, quelques principes se dégagent :

• privilégier la lumière naturelle, même pour les espaces de passage,

• traiter l’éblouissement (stores, brise‑soleil, orientation des écrans),

• travailler les températures de couleur (plus chaudes pour les lieux de vie, plus neutres pour la concentration),

• basculer sur des solutions LED performantes, pilotables, avec des scénarios lumineux.

L’éclairage devient un matériau à part entière, au même titre que le bois, le textile, le verre. Pour optimiser concrètement vos choix de luminaires et de scénarios lumineux, vous pouvez vous appuyer sur nos conseils pratiques dédiés à l’éclairage optimal au bureau.

3.4. Bruit et acoustique en open space : objectifs de dB, traitements et zonage

Le bruit reste l’un des premiers irritants évoqués par les équipes en open space.

Les référentiels acoustiques définissent des niveaux cibles de dB selon les espaces. Mais l’enjeu principal est ailleurs : concevoir une véritable stratégie acoustique.

Cela passe par :

• le zonage (zones calmes, zones projet, zones de passage),

• les matériaux absorbants (plafonds, murs, sols, mobilier),

• des micro‑espaces (bulles, alcôves, booths) à portée de main,

• une charte d’usage lisible (où téléphoner, où faire une visio, où se retrouver à plusieurs).

En 2026, un open space performant n’est plus une mer de bureaux uniforme. C’est une composition acoustique, pensée comme telle dès le plan.

3.5. Comment concilier bien‑être, performance énergétique et obligations réglementaires

Longtemps, on a opposé confort et performance énergétique. Les textes de 2026 imposent de les tenir ensemble.

La réponse se joue à trois niveaux :

Conception architecturale : orientation, épaisseur des façades, protections solaires, inertie.

Systèmes techniques : CVC, éclairage, pilotage par capteurs, scénarios d’occupation.

Organisation des usages : horaires, rythmes de présence, mutualisation de certains espaces.

Les bureaux qui tireront leur épingle du jeu seront ceux où les choix énergétiques n’ont pas été plaqués après coup, mais intégrés à la conception du lieu de vie.

4. Ergonomie, santé au travail et prévention des risques psychosociaux

4.1. Aménager des postes de travail ergonomiques (mobilier, écrans, accessoires)

Un poste ergonomique ne se résume pas à une chaise réglable. C’est un écosystème.

En 2026, l’ergonomie se joue sur :

• la qualité réelle du siège (réglages accessibles, soutien lombaire, stabilité),

• la position de l’écran (hauteur, distance, alignement),

• les accessoires (repose‑pieds, supports d’écran, claviers, souris adaptés),

• la cohérence globale entre le travail demandé et la configuration proposée.

Un poste hyper‑équipé mais mal utilisé reste un poste générateur de TMS. L’enjeu est autant dans la conception que dans l’appropriation par les équipes.

4.2. Prévenir les TMS : réglages, diversité posturale, bureaux assis‑debout

La prévention des TMS ne peut plus être un module de formation isolé. Elle doit se lire dans le plan :

• alternance des postures (assis, debout, marche légère entre deux espaces),

• intégration ciblée de bureaux assis‑debout,

• espaces permettant de travailler ponctuellement debout, en échanges rapides,

• accompagnement des équipes pour trouver leurs propres réglages.

La norme d’aménagement, ici, n’est pas seulement technique. Elle est culturelle : rendre socialement acceptable le fait de bouger, de changer de place, de se lever.

4.3. Anticiper les risques psychosociaux par l’aménagement (intimité, concentration, confidentialité)

On ne réduit pas les RPS uniquement par des formations. L’espace participe puissamment à la charge mentale :

• impossibilité de se concentrer,

• sentiment d’être exposé en permanence,

• manque de confidentialité pour certains sujets sensibles,

• impression de ne jamais trouver sa place dans un flex office mal pensé.

Les bureaux de 2026 intègrent :

• des espaces d’intimité (appels, visios RH, conversations sensibles),

• des zones de concentration protégées,

• des espaces de respiration, où il est socialement admis de faire une pause,

• une lecture claire des zones “exposées” et “abritées” pour laisser à chacun le choix.

L’aménagement devient un allié de la santé mentale, pas un simple décor.

4.4. Intégrer les nouvelles organisations de travail : hybride, flex, nomadisme interne

La norme, désormais, c’est la pluralité : télétravail partiel, semaines en mode projet, équipes éclatées, tiers‑lieux. Les bureaux doivent accepter ce mouvement au lieu de le subir.

Concrètement :

• concevoir des espaces modulables, mais pas indéfinis,

• prévoir différents niveaux d’appartenance (zones d’équipe, zones de projet, zones communes),

• accepter un certain nomadisme interne sans perdre le lien avec la culture d’entreprise,

• anticiper la question des effets de seuil : certains jours très chargés, d’autres presque vides.

Les normes d’aménagement, ici, se traduisent par une forme de clarté dans la souplesse : chacun sait où il a le droit d’être, pour quoi faire, et dans quelles conditions.

4.5. Associer salariés, CSE, CSSCT et médecine du travail aux décisions d’aménagement

Les textes continuent de renforcer le rôle des instances représentatives et des acteurs de la prévention. Les ignorer, c’est programmer le blocage du projet.

En 2026, impliquer :

• les équipes (ateliers, tests d’usages, prototypes d’espaces),

• le CSE / CSSCT (lecture des risques, arbitrages sur les postures de travail, horaires, flux),

• la médecine du travail (regard sur les ambiances, la densité, les situations spécifiques).

Ce n’est pas un simple exercice de concertation. C’est une manière d’ancrer le projet dans la réalité des usages, d’anticiper les zones de tension, et de donner aux espaces une véritable légitimité sociale.

5. Accessibilité, sécurité incendie et conformité des parcours

5.1. Accessibilité universelle : obligations 2026 pour les salariés et le public

L’accessibilité n’est plus vue comme un sujet périphérique. Elle devient le socle d’une conception responsable.

Les obligations 2026 renforcent :

• la prise en compte de tous les handicaps (moteurs, sensoriels, cognitifs, psychiques),

• l’accessibilité des espaces communs et des espaces de travail,

• la continuité des parcours depuis l’entrée du bâtiment jusqu’au poste de travail,

• la lisibilité des cheminements, même pour des personnes en situation de stress ou de désorientation.

L’accessibilité universelle n’est pas seulement une conformité. C’est un marqueur de culture d’entreprise.

5.2. Circulations, portes, sanitaires, postes de travail : adapter les espaces aux handicaps

Penser l’accessibilité à l’échelle du plan signifie :

dimensions des circulations compatibles avec les fauteuils roulants,

portes maniables, repérables, avec efforts contrôlés,

sanitaires accessibles réels, bien positionnés, pas dissimulés au fond d’un couloir,

• certains postes de travail et salles de réunion pensés dès l’origine pour être accessibles et confortables.

L’accessibilité ne doit pas se résumer à “un sanitaire PMR” sur le plan. Elle irrigue le projet dès le premier trait de crayon.

5.3. Sécurité incendie : issues de secours, évacuation, signalétique et exercices

La sécurité incendie reste un socle intangible :

issues de secours dégagées, signalées, facilement identifiables,

chemins d’évacuation logiques, non entravés par du mobilier,

signalétique claire, visible, cohérente avec la configuration des lieux,

exercices réguliers prenant en compte l’évolution des aménagements.

Les choix d’aménagement (cloisons, cabines, rangements, phone‑booths) ne peuvent se surajouter au bâtiment sans relecture des schémas d’évacuation. Chaque création d’espace fermé est un sujet de sécurité.

5.4. Prise en compte des personnes à mobilité réduite dans les plans d’évacuation

La question n’est plus : “avons‑nous une issue PMR ?” mais : “comment les personnes à mobilité réduite vivent et quittent le bâtiment, au quotidien comme en situation d’urgence ?”

Cela implique :

• des zones d’attente sécurisées identifiées,

• des procédures spécifiques connues des équipes,

• une réflexion sur la localisation des postes de travail des personnes concernées,

• un dialogue avec la médecine du travail et les instances de prévention.

La norme d’aménagement devient ici profondément humaine : intégrer la diversité des corps et des situations dès la genèse du projet.

5.5. Check‑list des points à valider avec vos bureaux de contrôle et préventeurs

Avant de livrer un plateau en 2026, certains points doivent être regardés ensemble :

• densité réelle vs. capacité réglementaire,

• conformité des circulations et issues,

• accessibilité continue des principaux espaces,

• cohérence entre les plans, la signalétique et l’usage réel,

• ventilation, éclairage, performance énergétique,

• conditions d’installation du mobilier (pas d’obstruction, pas de “bouchons” créés après coup).

La conformité ne se signe pas uniquement sur plan. Elle se vérifie dans le lieu, avec ceux qui l’habiteront.

6. Réussir son projet d’aménagement de bureaux 2026 : méthode et bonnes pratiques

6.1. Diagnostic initial : surface, usages, risques, énergie, qualité de l’air

Avant de dessiner, il y a un temps d’arrêt. Un regard posé sur l’existant.

Un diagnostic 2026 solide explore :

• la surface réelle (utile, exploitable, contrainte par la structure),

• les usages actuels et souhaités (tâches, rythmes, flux),

• les risques identifiés (RPS, TMS, bruit, conflits d’usage),

• la performance énergétique et les marges de progression,

• la qualité de l’air et des ambiances.

C’est à partir de cette matière que l’on peut réellement projeter des bureaux adaptés aux normes d’aménagement de demain.

6.2. Programmation : définir les modes de travail (fixe, flex office, télétravail) et la densité cible

La programmation, c’est l’instant où l’on choisit la manière de travailler, avant de choisir le mobilier.

En 2026, cela signifie :

• clarifier le niveau de télétravail souhaité et accepté,

• décider du rôle du bureau (lieu de production, de rencontre, de culture),

• fixer une densité cible compatible avec la santé, la sécurité et la QVT,

• arbitrer entre postes fixes, postes partagés et espaces communs.

Chaque décision de programmation est un choix de culture. Les normes donnent un cadre ; la manière de l’habiter appartient à chaque organisation.

6.3. Conception détaillée : plans, mobilier, IT, salles de visio, espaces supports

Une fois le cap défini, la conception entre dans le détail :

plans précis intégrant flux, vues, lumières, acoustique,

mobilier aligné avec les usages (et non l’inverse),

IT pensé comme une infrastructure invisible mais décisive (réseaux, visio, connectique),

salles de visio adaptées à la nouvelle grammaire des réunions hybrides,

espaces supports : rangements, zones projets, lieux de vie, cuisine, détente.

Le projet prend alors sa dimension sensible : matériaux, lumière, couleurs, végétal, atmosphères. Les normes sont respectées, mais elles disparaissent derrière l’évidence du lieu. Pour visualiser concrètement comment ces principes se traduisent sur le terrain, vous pouvez parcourir quelques-unes de nos réalisations et études de cas d’aménagement d’espaces professionnels.

6.4. Mise en œuvre et accompagnement du changement : former, communiquer, ajuster

Un aménagement réussi ne se juge pas à la réception des travaux, mais à la manière dont les équipes se l’approprient.

En 2026, la phase de mise en vie d’un plateau inclut :

• des temps de découverte et de formation (postes, réglages, règles de vie),

• une communication claire sur les usages prévus pour chaque zone,

• une période d’ajustement où l’on écoute ce qui fonctionne et ce qui coince,

• une attention particulière aux publics plus fragiles ou plus exposés.

L’espace n’est pas figé. Il s’affine au contact de ceux qui le vivent.

6.5. Suivi continu : indicateurs de QVT, sécurité, consommation énergétique et taux d’occupation

Les normes d’aménagement des bureaux ne sont pas un état ; ce sont des trajectoires.

Pour rester aligné avec 2026 et au‑delà, il est utile de suivre :

• des indicateurs de QVT (retours d’expérience, enquêtes, ateliers),

• des indicateurs de sécurité (incidents, presque‑accidents, ressentis),

• la consommation énergétique, en lien avec l’occupation réelle,

• le taux d’occupation par zone, pour vérifier que l’espace sert bien les usages prévus.

Un bureau de 2026 se pilote. Il évolue. Il raconte la manière dont une organisation se projette dans son futur lieu de travail.

Réinventer vos bureaux à l’horizon 2026

Les textes encadrent. Les normes précisent. Mais c’est la vision qui donne sens au projet.

Les bureaux de 2026 ne se contentent plus d’être conformes : ils deviennent des lieux de vie exigeants, attentifs aux corps, aux rythmes, aux liens, à l’énergie dépensée et à celle que l’on y trouve.

Si vous êtes à un moment charnière — bail à renégocier, surfaces à repenser, culture de travail à réécrire — la question n’est plus “quel mobilier choisir ?”, mais : quel type de lieu voulez‑vous offrir à vos équipes dans ce nouveau paysage normatif.

Imaginons ensemble ce que pourraient devenir vos bureaux dans ce cadre : un espace juste, maîtrisé, conforme… et profondément désirable.

Voyons comment réinventer vos bureaux.

Ce qu'en disent nos clients

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L’équipe chargée de l'aménagement de nos bureaux a été très efficace. Elle a su nous accompagner du début jusqu’à la fin de notre projet. Les délais et le budget ont été respectés. Que dire de plus ? Merci Leafer, nous referons appel à vos services les yeux fermés.

David
Faircom
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J'ai récemment fait appel à Leafer et je suis extrêmement satisfait de mon expérience. Le processus du début à la fin a été fluide et professionnel, et j'ai été impressionné par la qualité du service fourni. La communication tout au long du projet a été parfaite. L'équipe m'a tenu régulièrement informé de l'avancement des travaux, en veillant à ce que je sois impliqué à chaque étape et en répondant rapidement à toutes mes questions et préoccupations. Leur professionnalisme et leur souci du détail ont été remarquables.

Lise
Kevin Murphy
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Les espaces aménagés sont tops. Nos collaborateurs s’y sentent bien et pour nous c’est l’essentiel ! Merci.

Leslie
Waterland
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Un grand merci à l’équipe Leafer, les travaux sont impeccables et le mobilier correspond parfaitement à ce que nous souhaitions.

Boris
Mainbot
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Le résultat final a dépassé toutes mes attentes, créant un espace de bureau fonctionnel, esthétiquement agréable et propice à la productivité. Je suis ravi de mon expérience et je n'hésiterai pas à faire appel à Leafer à l'avenir pour mes futurs besoins.

Anthony
Groupe Bourdoncle
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Voyons ensemble comment

Réinventer vos espaces de travail