Open space : le guide complet pour un aménagement réussi (usages, acoustique, QVT)

Aménagement & Matériaux

Open space : le guide complet pour un aménagement réussi (usages, acoustique, QVT)

Open space : le guide complet de l’aménagement réussi

Un open space bien conçu ne se résume pas à un vaste plateau de bureaux alignés. C’est un paysage de travail. Un écosystème. Un lieu où chaque zone raconte une manière de travailler, de se concentrer, d’échanger.

Pensé avec soin, l’aménagement d’un open space devient un levier puissant pour la performance, la cohésion et la désirabilité de l’entreprise. Improvisé, il se transforme vite en machine à bruit, en générateur de fatigue, en repoussoir silencieux.

Ce guide propose une lecture contemporaine de l’open space : moins comme un format immobilier, plus comme une mise en scène des usages. Avec une idée simple en toile de fond : un open space « réussi » est un espace où l’on travaille mieux parce qu’on s’y sent bien, dans la continuité de ce que l’on attend d’un aménagement de bureaux professionnels vraiment abouti.

I. Open space : définition, enjeux et objectifs d’un aménagement réussi

1. Qu’est-ce qu’un open space aujourd’hui ?

L’open space n’est plus seulement la grande salle impersonnelle des années 2000, remplie de benchs et de néons blafards. Le bureau fermé a progressivement laissé place à des plateaux ouverts, puis à des environnements de travail plus subtils, plus hybrides.

Open space « basique » : un grand plateau, une trame de postes identiques, peu ou pas de cloisonnement, une logique d’optimisation de surface. La collaboration y est supposée, rarement orchestrée.

Open space hybride : un assemblage de zones complémentaires – calmes, collaboratives, informelles, confidentielles. Les frontières ne sont plus murées, elles sont dessinées par le mobilier, la lumière, l’acoustique, la végétation.

Pour clarifier le vocabulaire :

  • Open space : plateau ouvert accueillant plusieurs postes de travail dans un même volume.
  • Flex office : absence de poste attitré, chaque personne choisit son espace selon son activité du moment – un modèle que l’on approfondit dans notre article dédié au flex office et à ses bénéfices concrets.
  • Coworking : espace partagé entre plusieurs entreprises ou indépendants, souvent avec des services mutualisés.

Dans les faits, beaucoup de bureaux mêlent ces logiques. Ce qui compte, ce n’est pas l’étiquette, mais la manière dont l’espace soutient les usages réels.

2. Pourquoi les entreprises choisissent l’open space ?

L’aménagement d’un open space répond à plusieurs familles d’objectifs, rarement assumées avec la même transparence.

Objectifs économiques

  • Mieux utiliser chaque mètre carré dans un contexte de loyers élevés.
  • Réduire les surfaces privatives (bureaux individuels) au profit de zones partagées.
  • Accompagner le télétravail par une densité sur site plus ajustée.

Objectifs organisationnels

  • Accélérer la circulation de l’information entre équipes.
  • Fluidifier les échanges sur les projets transverses.
  • Réduire les « silos » physiques qui se transforment vite en silos culturels.

Objectifs RH et culture

  • Encourager la collaboration spontanée.
  • Renforcer la cohésion et le sentiment d’appartenance.
  • Construire une image de marque employeur contemporaine, visible dès l’entrée.

Le problème ne vient pas de ces objectifs. Il vient des open spaces qui prétendent y répondre avec un simple alignement de bureaux, sans véritable réflexion de space planning ni mise en cohérence avec les usages réels.

3. Clarifier les objectifs avant de l’aménager

Un aménagement d’open space réussi commence longtemps avant le premier plan. Il commence par des questions.

Questions clés à se poser

  • Souhaitez-vous d’abord favoriser la collaboration ou protéger la concentration ?
  • Votre priorité est-elle la flexibilité (croissance, projets temporaires, équipes mouvantes) ?
  • L’open space doit-il accueillir des clients, des partenaires, des événements ?
  • Quel est le niveau de confidentialité attendu au quotidien (RH, finance, produit sensible) ?

Vient ensuite l’inventaire des activités :

  • Travail de concentration profonde : rédaction, analyse, conception.
  • Travail créatif : ateliers, co-conception, brainstorming.
  • Appels et visios : relation client, support, projets internationaux.
  • Réunions : formelles, informelles, rituels d’équipe.
  • Accueil : visiteurs, candidats, partenaires.

Pour dépasser l’intuition, certains outils aident :

  • Questionnaires internes : ressentis, irritants, attentes par métier.
  • Ateliers : cartographie des journées types, scénarios d’usage de l’espace.
  • Observation : flux réels, lieux de concentration spontanés, espaces boudés.

L’objectif n’est pas de satisfaire tout le monde. Il est de comprendre comment le lieu peut servir la manière de travailler, plutôt que l’inverse.

4. Les enjeux d’un open space « réussi »

Un open space réussi tient dans une équation délicate :

  • Performance : un cadre qui soutient la qualité du travail, la réactivité, la clarté.
  • Bien-être : une ambiance qui réduit la fatigue, apaise, respecte les rythmes.
  • Image : un espace qui rend visible la culture d’entreprise, sans masquer ses incohérences.

Passer du simple plateau ouvert à un écosystème d’espaces complémentaires, c’est quitter le paradigme « un bureau = une fonction » pour embrasser celui d’un paysage modulable, capable d’accueillir plusieurs manières de travailler, au fil d’une même journée.

II. Avantages, limites et risques : comprendre les vrais impacts de l’open space

1. Les avantages potentiels d’un open space bien pensé

Lorsqu’il est conçu comme un lieu de vie, l’aménagement d’un open space peut devenir un véritable accélérateur.

  • Circulation fluide de l’information : les conversations se déclenchent plus facilement, les projets avancent sans attendre la prochaine réunion formelle.
  • Réactivité accrue : les équipes se parlent, ajustent, testent, corrigent en temps réel.
  • Flexibilité : les zones se réorganisent au rythme des projets, sans tout remettre en question.
  • Coût au m² mieux maîtrisé : moins de cloisonnement, plus de mutualisation des espaces, une densité mieux pilotée.

À une condition : que l’open space reste un choix de culture, pas seulement un choix de surface.

2. Les limites et risques fréquemment observés

Derrière le mot « open », une réalité parfois brutale.

  • Bruit et interruptions : conversations croisées, sonneries, visios, imprimantes. La concentration se fragilise.
  • Fatigue cognitive : le cerveau jongle entre tâches, stimuli sonores et visuels. Les journées deviennent plus lourdes qu’elles ne le devraient.
  • Sentiment de surveillance : tout se voit, tout s’entend. Certains se brident, d’autres surjouent la présence.
  • Paradoxe de la communication : dans bien des open spaces, l’exposition permanente pousse à… envoyer plus d’e-mails et de messages pour ne pas déranger.

Les plateaux les plus bruyants ne sont pas toujours ceux où l’on parle le plus. Ce sont ceux où l’on n’a pas pensé les usages.

3. Conséquences sur la santé et la performance

À long terme, un open space mal orchestré laisse des traces.

  • Stress et irritabilité : l’impression de ne jamais pouvoir se mettre « en retrait » use les nerfs les plus solides.
  • Baisse de la qualité : erreurs, lenteur, multitâche inefficace deviennent la norme silencieuse.
  • Turnover et absentéisme : certains finissent par fuir, d’autres par rester, mais en se désengageant.

Ce que l’on qualifie parfois de « problème individuel de concentration » relève souvent d’un problème d’aménagement open space et d’organisation du travail.

4. Comment transformer ces risques en leviers ?

Plutôt que de subir ces limites, l’enjeu consiste à les intégrer dès l’origine du projet.

  • Ergonomie : posture, matériel, distances, tout ce qui permet au corps de travailler sans s’épuiser.
  • Acoustique : matériaux absorbants, ruptures spatiales, volumes maîtrisés.
  • Psychologie du travail : respect des rythmes, des besoins d’isolement ponctuel, des cultures métiers.

La clé : considérer l’open space non comme un unique plateau, mais comme un environnement hybride composé de :

  • espaces calmes,
  • espaces collaboratifs,
  • espaces informels,
  • espaces de retrait.

Ce n’est pas une option décorative. C’est la condition d’un open space durablement habitable.

III. Les grands principes d’un open space bien aménagé

1. Zonage fonctionnel : structurer l’espace par usages

Un bon aménagement open space se lit comme une carte mentale du travail.

  • Zones calmes : dédiées à la concentration, avec un niveau sonore maîtrisé, une circulation limitée, une ambiance visuelle apaisée.
  • Zones de collaboration : tables projets, espaces avec tableaux, écrans, surfaces écritoires, pensés pour parler, débattre, construire.
  • Zones de passage : allées principales, accès aux espaces communs, accueil. On y marche, on ne s’y installe pas pour produire.
  • Espaces de retrait : phone box, petites salles fermées, alcôves semi-ouvertes pour se poser à deux ou seul, loin du flux.

Le zonage n’est pas un luxe. C’est ce qui évite qu’une conversation d’équipe ne vienne heurter, à deux mètres, une tâche de concentration profonde.

2. Modularité et flexibilité de l’aménagement

Les organisations changent. Les espaces devraient pouvoir suivre, sans être entièrement remis en question tous les deux ans.

  • Mobilier mobile : tables sur roulettes, cloisons amovibles, rangements qui font office de séparateurs.
  • Espaces reconfigurables : zones projets qui s’étendent ou se réduisent selon les phases, sans travaux lourds.
  • Scénarios d’usage : la même zone peut accueillir un atelier le matin, un travail individuel l’après-midi, une réunion d’équipe en fin de journée.

La modularité donne aux équipes le pouvoir de s’approprier leur environnement, plutôt que de le subir.

3. Ergonomie au poste de travail

Un open space réussi se joue aussi à l’échelle de chaque poste.

  • Bureaux réglables : hauteur adaptée, postes assis-debout pour alterner les postures et limiter les tensions.
  • Chaises ergonomiques : réglages fins, soutien lombaire réel, accoudoirs utiles, rotation fluide.
  • Position de l’écran : hauteur des yeux, distance correcte, supports pour ordinateurs portables.
  • Gestion des câbles : bacs techniques, goulottes, alimentations accessibles sans enchevêtrement.

Un poste mal pensé finit toujours par se faire entendre : douleurs, arrêts, fatigue. À grande échelle, c’est toute l’expérience de travail qui s’en ressent, d’où l’importance d’intégrer très tôt la question du mobilier, des accessoires et même du bon éclairage au bureau.

4. Confort sensoriel et qualité de vie au travail

Le confort d’un open space tient à des paramètres parfois invisibles, mais immédiatement perceptibles lorsqu’ils sont mal gérés.

  • Lumière : postes placés à proximité de la lumière naturelle, gestion des reflets, éclairage artificiel homogène et non éblouissant, lampes de poste ajustables.
  • Air : température stable, ventilation efficace, renouvellement d’air, qualité perçue dès l’entrée.
  • Bruit : matériaux absorbants, plafonds acoustiques, panneaux muraux, revêtements de sol limitant la réverbération.
  • Végétation : plantes en séparateurs, grands bacs, suspensions végétales pour structurer les perspectives et apaiser l’ambiance.

Ce sont ces détails qui font la différence entre un plateau où l’on « tient » et un lieu où l’on aime vraiment travailler.

5. Respect de la vie privée et de la confidentialité

Un open space n’a pas vocation à rendre tout visible en permanence.

  • Espaces fermés dédiés : salles pour les sujets sensibles (RH, finances, entretiens), accessibles mais clairement identifiées.
  • Possibilités d’isolement : pour un coup de fil personnel, une visio délicate, un moment de retrait.
  • Protection des données visuelles : orientation des écrans, cloisons mi-hauteur, filtres si nécessaire.

La confiance passe aussi par la possibilité de se mettre ponctuellement hors champ, sans avoir l’impression de s’exclure.

IV. Bruit, acoustique et règles de vie : maîtriser le principal point faible de l’open space

1. Pourquoi le bruit est le problème numéro 1

Dans presque tous les diagnostics d’aménagement open space, le bruit arrive en tête des irritants.

  • Perception vs réalité : le niveau sonore mesuré peut être « acceptable », mais le cerveau perçoit chaque parole distincte comme une information potentielle.
  • Impact sur la concentration : un appel mené à quelques mètres suffit à faire décrocher un travail complexe.
  • Fatigue : l’effort constant pour filtrer les stimuli épuise, même sans s’en rendre compte.

Les cas typiques : appels téléphoniques interminables, discussions informelles à proximité des postes, imprimantes mal positionnées, visios sur haut-parleur.

2. Solutions acoustiques à intégrer dans l’aménagement

L’acoustique efficace se construit dans la matière.

  • Plafonds : dalles acoustiques absorbantes, traitement des hauteurs sous plafond.
  • Panneaux muraux : éléments phono-absorbants intégrés au langage architectural, plutôt qu’ajoutés en dernier recours.
  • Cloisons et séparateurs : cloisons mi-hauteur phoniques, bibliothèques, paravents.
  • Sol : moquette, matériaux limitant la réverbération et les bruits de pas.
  • Végétation : murs végétalisés, alignements de plantes en bacs, qui participent à la diffusion et à l’absorption du son.

L’enjeu n’est pas de faire taire l’open space. C’est de rendre le bruit compatible avec le travail qui s’y déroule.

3. Organisation spatiale pour limiter la propagation du bruit

L’acoustique se joue aussi dans le plan.

  • Éviter les longues rangées sans rupture : introduire des décrochés, des îlots, des respirations.
  • Éloigner les zones bruyantes : espace café, imprimantes, accueil ne doivent pas border la zone de concentration.
  • Positionner les espaces collaboratifs : proches des équipes qui les utilisent, mais avec une distance suffisante pour ne pas « arroser » le plateau entier.
  • Créer des coins discussion : lieux assumés pour échanger à plusieurs, en debout, loin des postes calmes.

Un bon plan d’open space ne cherche pas à faire disparaître le bruit. Il lui offre des lieux où il peut exister sans gêner.

4. Mettre en place une charte d’usage de l’open space

Aucun traitement acoustique ne remplace des règles de vie claires, assumées comme telles.

  • Volume de voix : conversations de groupe limitées sur le plateau, bascule rapide vers un espace dédié dès 2–3 personnes.
  • Usage du téléphone : pas de haut-parleur, appels longs en phone box ou salle fermée.
  • Casques / écouteurs : utilisés pour les contenus audio, pas pour amplifier soi-même son propre univers sonore.
  • Signaux de concentration : casque, panneau « focus », indicateur visuel simple pour signifier « ne pas déranger ».

Une charte d’usage efficace ne moralise pas. Elle décrit des comportements concrets, partagés, et soutenus par l’aménagement lui-même.

5. Faire vivre ces règles au quotidien

La réussite d’un open space acoustiquement maîtrisé tient autant au plan qu’au quotidien.

  • Exemplarité des managers : les premières personnes à se déplacer en salle fermée pour une discussion sont observées.
  • Rappels réguliers : affichage subtil, intégration dans l’onboarding, rappels lors des rituels d’équipe.
  • Ajustements : la charte n’est pas figée, elle évolue avec les retours terrain et les nouveaux usages.

Un open space est un organisme vivant. Les règles qui le régissent doivent pouvoir respirer avec lui.

V. Concevoir le plan d’aménagement : circulation, mobilier, lumière et couleurs

1. Composer un plan type d’open space fonctionnel

Chaque projet est singulier, mais certains invariants structurent les plans les plus fluides.

  • Zone d’accueil / entrée : séparation visuelle et acoustique avec le plateau, espace d’attente, première lecture de la culture de l’entreprise.
  • Plateau principal : organisation des postes par équipes, métiers, « quartiers » ou tribus, plutôt qu’en alignement uniforme.
  • Espaces collaboratifs :
    • salles de réunion de différentes tailles,
    • boxes 2–4 personnes pour visios, rendez-vous rapides, points confidentiels,
    • espaces projet avec tableaux, écrans, surfaces écritoires généreuses.
  • Espaces silencieux : bibliothèque, zone focus, espaces où le téléphone est proscrit ou très limité.
  • Espaces informels : coin café, détente, zone déjeuner, canapés et fauteuils pour conversations moins formelles.

Le plan ne doit pas seulement répondre à un cahier des charges. Il raconte comment on travaille ici.

2. Gérer les distances et les flux de circulation

Un bon open space se traverse sans effort, sans hésitation, sans gêner ceux qui y travaillent.

  • Allées principales : largeur autour de 120–140 cm, pour permettre deux passages croisés sans friction.
  • Cheminements clairs : de l’entrée vers l’accueil, puis vers les différentes zones, sans passer systématiquement devant les postes de concentration.
  • Flux maîtrisés : éviter que les circulations vers la cuisine ou les salles de réunion coupent la zone la plus silencieuse.
  • Accessibilité et sécurité : respect des normes, dégagements clairs, repères visuels.

Une circulation bien pensée rend l’espace lisible, et apaise immédiatement ceux qui y entrent.

3. Choisir et disposer le mobilier

Le mobilier n’est pas un catalogue à remplir. C’est un outil de scénographie du travail.

  • Bureaux : dimensions adaptées aux écrans et aux supports physiques (documents, prototypes, carnets), sans surdimensionnement inutile.
  • Postes assis-debout : intégrés dans certaines zones ou généralisés, selon la culture de l’entreprise.
  • Orientation des postes : éviter les positions dos aux allées principales, qui génèrent une sensation d’exposition permanente.
  • Cloisons mi-hauteur : pour offrir une intimité visuelle, structurer l’espace et absorber le son, tout en préservant la lumière.
  • Rangements : casiers individuels, caissons, armoires collectives qui servent aussi de séparateurs et de balises visuelles.

Un aménagement d’open space équilibré crée une alternance de pleins et de vides, de lignes et de respirations.

4. Aménager les espaces annexes et collaboratifs

Ce qui se joue en dehors du poste individuel est tout aussi décisif.

  • Tables hautes : pour les réunions debout, les points quotidiens rapides, les échanges informels efficaces.
  • Canapés et fauteuils : pour les entretiens en petit comité, les temps de créativité, les discussions qui gagnent à sortir du cadre rigide de la table.
  • Bar ou comptoir : dans l’espace détente ou la cuisine, comme cœur social du lieu, point de rencontre naturel des équipes.

Les espaces annexes ne sont pas des « bonus ». Ils orchestrent la part invisible de la vie de bureau : les idées qui émergent au détour d’un café, les tensions qui se dénouent loin des écrans.

5. Lumière, couleurs et végétalisation

La palette visuelle d’un open space influence directement l’énergie qu’on y ressent.

  • Lumière naturelle : les postes les plus occupés profitent des baies vitrées, les zones de passage peuvent se contenter d’une lumière plus indirecte.
  • Éclairage artificiel : homogène, doux, avec possibilité de renforcer ponctuellement certaines zones (focus, création) par des lampes de poste.
  • Couleurs :
    • base neutre et douce (blanc cassé, gris, tons naturels) pour éviter la saturation visuelle,
    • touches plus vives dans les zones créatives ou collaboratives,
    • cohérence avec l’identité de la marque sans la surjouer.
  • Végétal :
    • plantes en séparateurs de zones,
    • grands bacs marquant les transitions,
    • plantes suspendues pour habiter les hauteurs.

Un open space végétalisé, bien éclairé, aux couleurs maîtrisées, offre une forme de douceur indispensable dans des journées souvent intenses.

VI. Conduite du changement, organisation du travail et clés de réussite à long terme

1. L’aménagement ne suffit pas : organiser le travail en conséquence

Un open space parfaitement conçu peut être dévoyé par des usages qui ne le respectent pas. L’organisation du travail doit évoluer avec le lieu.

  • Clarifier les usages de chaque zone : silencieuse, projet, détente, informelle, confidentielle. Chacun sait où aller selon ce qu’il a à faire.
  • Réunions improvisées : pensées à l’avance dans la grille d’usages, pour éviter les attroupements spontanés au milieu du plateau.
  • Articulation avec le télétravail : ce qui se fait au bureau, ce qui se fait à distance, comment l’espace soutient ces choix.
  • Éventuel flex office : s’il existe, il doit être au service de la liberté de s’installer dans le bon environnement, pas d’une simple quête de densité.

Un open space est un outil. Il prend tout son sens lorsqu’il est synchronisé avec les rituels et les règles du travail lui-même.

2. Exemples de règles de fonctionnement efficaces

Certaines règles simples transforment profondément l’expérience du plateau.

  • Signaux de concentration : casque sur les oreilles, lumière spécifique, accessoire discret… autant de marqueurs visuels pour signifier « je suis en focus ».
  • Réunions improvisées : dès que la conversation implique plus de 2–3 personnes et dure, elle se déplace vers un espace prévu pour cela.
  • Messagerie interne : utilisée pour limiter les interruptions physiques, à condition de ne pas se transformer en flux permanent de notifications.
  • Appels et visios : plages, lieux et formats clarifiés pour éviter la cacophonie.

L’objectif n’est pas de rigidifier le quotidien, mais de donner un cadre partagé qui protège à la fois la spontanéité et la concentration.

3. Impliquer les équipes dès la conception

Un open space imposé se ressent immédiatement. Un open space co-construit s’approprie beaucoup plus naturellement.

  • Ateliers de co-conception : recueillir les attentes, les peurs, les habitudes, les envies, sans promettre de tout intégrer.
  • Sondages ciblés : valider certaines orientations (besoin de phone box, de zones calmes, d’espaces informels).
  • Tests de mobilier : faire vivre quelques semaines certains éléments avant de les généraliser.
  • Visites de showroom ou d’autres bureaux : pour nourrir l’imaginaire, confronter les idées à des espaces réels.

Impliquer ne signifie pas déléguer les décisions. Cela signifie écouter, puis faire des choix assumés, lisibles, expliqués.

4. Piloter le projet : test, déploiement, ajustements

Un bon aménagement d’open space ne se fige pas le jour de la livraison. Il s’affine.

  • Phase pilote : tester une configuration sur une équipe ou une zone, observer les usages, mesurer les irritants.
  • Suivi post-installation : enquêtes régulières, boîtes à idées, temps d’échange dédiés aux retours sur l’espace.
  • Ajustements : ajout de phone box, renforcement acoustique, modification des circulations, déplacement de certains pôles.

Ce qui compte, ce n’est pas l’illusion du « parfait dès le premier jour », mais la capacité à faire évoluer le lieu au rythme de la vie qu’il accueille.

5. Les points clés à ne jamais négliger pour un open space durablement performant

En filigrane, quelques lignes de force structurent les open spaces qui tiennent dans le temps :

  • Offrir plusieurs types d’espaces : collaboratif, silencieux, informel, confidentiel. Un seul registre ne peut pas tout accueillir.
  • Investir dans l’acoustique dès la conception : pas après coup, pas en pansement, mais comme une composante à part entière du projet.
  • Impliquer les utilisateurs : pour capter les usages réels, pas seulement les organigrammes.
  • Travailler l’organisation du travail autant que le mobilier : rituels, règles, manières de se parler.
  • Garder une marge de manœuvre : prévoir la possibilité de réaménager simplement en fonction de l’évolution des équipes et des usages.

Un open space réussi ne cherche pas l’effet de mode. Il cherche la justesse : celle d’un lieu qui incarne une culture, accompagne les transformations et donne envie de venir y travailler, comme on le voit dans de nombreuses réalisations d’espaces professionnels transformés en véritables lieux de vie.

Et si votre open space devenait un véritable lieu de vie ?

Derrière chaque plateau se cache un potentiel : celui de révéler une manière de travailler, une culture, une vision du futur du bureau. L’aménagement open space peut rester un exercice de densification. Il peut aussi devenir un projet de transformation plus profond.

Si vous sentez que votre espace actuel ne raconte plus votre manière de travailler, ou que votre prochain plateau mérite mieux qu’une simple répétition de ce qui existe déjà, une conversation peut ouvrir d’autres possibles.

Imaginons ensemble votre futur open space : un lieu à la croisée de l’architecture intérieure, du design d’usage et de votre culture d’entreprise.

Voyons comment réinventer vos bureaux

Ce qu'en disent nos clients

arrow
arrow

L’équipe chargée de l'aménagement de nos bureaux a été très efficace. Elle a su nous accompagner du début jusqu’à la fin de notre projet. Les délais et le budget ont été respectés. Que dire de plus ? Merci Leafer, nous referons appel à vos services les yeux fermés.

David
Faircom
a white flower with four petals on it
a white flower with four petals on it

J'ai récemment fait appel à Leafer et je suis extrêmement satisfait de mon expérience. Le processus du début à la fin a été fluide et professionnel, et j'ai été impressionné par la qualité du service fourni. La communication tout au long du projet a été parfaite. L'équipe m'a tenu régulièrement informé de l'avancement des travaux, en veillant à ce que je sois impliqué à chaque étape et en répondant rapidement à toutes mes questions et préoccupations. Leur professionnalisme et leur souci du détail ont été remarquables.

Lise
Kevin Murphy
a white flower with four petals on it
a white flower with four petals on it

Les espaces aménagés sont tops. Nos collaborateurs s’y sentent bien et pour nous c’est l’essentiel ! Merci.

Leslie
Waterland
a white flower with four petals on it
a white flower with four petals on it

Un grand merci à l’équipe Leafer, les travaux sont impeccables et le mobilier correspond parfaitement à ce que nous souhaitions.

Boris
Mainbot
a white flower with four petals on it
a white flower with four petals on it

Le résultat final a dépassé toutes mes attentes, créant un espace de bureau fonctionnel, esthétiquement agréable et propice à la productivité. Je suis ravi de mon expérience et je n'hésiterai pas à faire appel à Leafer à l'avenir pour mes futurs besoins.

Anthony
Groupe Bourdoncle
a white flower with four petals on it
a white flower with four petals on it

Voyons ensemble comment

Réinventer vos espaces de travail